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Virgin Islands

Cet archipel, à l’extrémité ouest des Petites Antilles, moins de 40 miles à l’est de Puerto Rico, est partagé entre la couronne britannique et les Etats-Unis. Les Iles Vierges américaines, composées d’une cinquantaine d’îles, se trouvent à l’ouest. Les plus grandes îles sont St Thomas, St John et St Croix. Pour avoir une idée complète de l’archipel, il est préférable de répartir son temps sur ces trois îles, chacune ayant sa personnalité. Occupées successivement par les igneris, arawaks, taïnos puis par les caraïbes, elles sont « découvertes » par Christophe Colomb lors de son deuxième voyage transocéanique en 1493. Objets de toutes les concupiscences coloniales au XVIIe siècle, fréquentées à loisir par les pirates dont le terrible Barbe Noire, ce sont finalement les danois qui vont les développer grâce à la cane à sucre et à l’esclavage qui entraîna des révoltes sporadiques. Les américains ne s’y intéressent qu’au début du XXe quand ils craignent que les allemands n’y installent des bases sous-marines. Ils rachètent donc les îles au Danemark pour 25 millions de dollars en 1917, à la grande joie des habitants confiant dans la générosité de l’Oncle Sam. Mais un peu oubliées, devenues une base navale US, elles n’auront le droit d’élire un gouverneur qu’en 1968. Les habitants du territoire, citoyens américains payant leurs impôts, n’ont toujours pas le droit de voter à la présidentielle. C’est le tourisme, attiré par l’agréable climat subtropical dont la température avoisine perpétuellement les 27° et aiguisé par le passage de nombreux paquebots de croisières, qui fournit à l’archipel l’essentiel de ses ressources, entre deux ouragans concentrés en général de juin à novembre, la période où l’on peut aussi faire de bonnes affaires… Avec leurs plages immaculées tournées soit vers l’Atlantique soit vers la Mer des Caraïbes, les îles invitent, bien sûr, d’abord au farniente en profitant du confort des nombreux « resorts ». Mais leur nature montagneuse couronnée par la forêt pluviale et leurs fonds sous-marins incitent aussi à l’action, procurée par de nombreux sports nautiques et autres aventures : plongée, pêche au gros, planche à voile, parachute ascensionnel, scooter des mers, voile, kayak, surf, rando, VTT. Leurs petites villes coloniales aux centres historiques bien conservés, comme Charlotte Amalie, Chistiansted ou Frederiksted, leur shopping et le décor exotique alternant plantations en ruine au fond de la jungle, leur culture caraïbe, héritée des esclaves caractérisée par la cuisine et la musique locales, complètent le tableau pour des vacances idylliques. Les aéroports principaux, Cyril E. King International à St Thomas et Henry E. Rohlsen à St Croix, offrent de nombreux vols sur Puerto Rico. Il est amusant de passer d’une île à l’autre, soit en avion ou en hydravion, soit en utilisant les bacs locaux inter îles. Si vous pensez aussi aller aux Iles Vierges Britanniques (il existe des vols entre St Thomas ou St Croix et Tortola), n’oubliez pas de prendre votre passeport. Une fois à terre, taxis, vélos, location de voiture et marche à pied à volonté ! Côté hébergement, vous aurez le choix entre hôtellerie classique, grands resorts de luxe aux équipements et services de pointe, mais aussi nombreuses auberges ou Bed & Breakfast historiques. Ces derniers ont, en général, une piscine mais rarement un accès direct à la plage, ce qui peut grandement influer sur les prix. Une autre solution, surtout si vous êtes une famille nombreuse ou une bande de copains, la location d’une villa tout équipée, nichée dans les collines verdoyantes.


St Thomas

St Thomas, avec sa pittoresque capitale Charlotte Amalie dont les jolies maisons aux toits rouge et les remparts en brique de Fort Christian (commencé en 1670) illustrent les influences danoises et françaises, est la plus facilement accessible, notamment par air. Escale obligée des compagnies de croisières, elle est, par conséquent, la plus touristique et la plus américanisée du trio d’îles principales, avec ses galeries et ses boutiques de luxe. Red Hook, plus petite, n’est pas autant fréquentée. La plage de Magens Bay est incontournable. A Havensight, les Atlantis Submarines proposent des excursions, descendant à trente mètres de fond, pour observer la faune sous-marine en toute tranquillité. Si votre budget est plus limité, rabattez-vous sur la vue offerte par la St Thomas Skyride qui surplombe la ville et le port.



St John

Seulement 3 miles à l’est de St Thomas, St John est l’île la plus petite des Iles Vierges et celle dont la nature est restée la plus vierge, justement. Les deux tiers de l’île sont protégés par le Virgin Islands National Park, autant sous-marin que terrestre, dont l’essentiel avait été offert par Laurance Rockefeller, le quatrième enfant de John Rockfeller, en 1956. Avec sa flore luxuriante et sa faune allant des iguanes aux oiseaux de paradis en passant par les ânes sauvages, l’endroit comblera les amoureux de la nature à l’état brut ainsi que sportifs, nageurs, plongeurs, surfeurs, kayakistes et marcheurs. Les autres apprécieront ses plages de sable blanc où l’on se prend vite pour le Robinson du coin. C’est dans ses montagnes que l’on trouve de nombreuses ruines évocatrices, datant de l’âge d’or des plantations, comme Annaberg Plantation ou Catherineberg Sugar Mill Ruins. La localité principale, Cruz Bay, est le quai d’accostage du ferry de St Thomas. Coral Bay est le site de la première colonie danoise. Les plus belles plages sont Trunk Beach (la seule payante) où passe la « snorked trail », un sentier balisé sous marin à une profondeur de 3,50 mètres seulement, et Hawksnest Beach, bien moins fréquentée.



St Croix

St Croix, avec ses 28 miles de long et 7 de large, est la plus grande des Iles Vierges. A 40 miles au sud de St Thomas, c’est aussi la plus éloignée. Elle est par conséquent un tout petit peu moins fréquentée, même si elle est désormais desservie en haute saison par un ferry rapide, depuis St Thomas. Ses paysages variés faits de sommets rocailleux, de plaines côtières et de forêt vierge sont la toile de fond de deux villes historiques, Christiansted sur la côte nord et Frederiksted sur la côte ouest. La première, fondée par les danois en 1735, est la petite capitale de l’île. On découvre son architecture, heureusement préservée, en se promenant à pied dans ses ruelles. On trouve même encore des inscriptions de rue en danois.

3 miles à l’ouest de Christiansted, le Salt River National Historical Park and Ecological Preserve où croisent aujourd’hui de luxueux yachts, est l’endroit même où Christophe Colomb débarqua en 1493. Des fouilles ont exhumé des objets amérindiens. A l’est de la ville, Point Udall est un bout du monde à part car c’est le point le plus oriental des Etats-Unis. Loin de la foule, vous irez goûter aux joies de la plage et de la plongée à East End Marine Park dans les eaux de Jack's and Isaac's Bay. La minuscule Buck Island, joyau de l’amphibie Buck Island Reef National Monument, est un site de pique-nique et de baignade à tester, avec ses plages souvent désertes, lors d’une excursion au départ du wharf de Christiansted ou de Green Cay Marina. Frederiksted, 17 miles à l’ouest, plus proche de l’aéroport, s’anime surtout à l’arrivée des paquebots. Ses maisons en planche du centre ville datent de la fin du XIXe, après l’incendie provoqué en 1878 par les émeutiers se plaignant des dures conditions de vie. Strand Street, l’artère principale bordant le Waterfront, aligne l’habituelle cohorte de boutiques, restaurants et galeries d’art dont le Caribbean Museum Center for the Arts. On ne manquera pas Fort Frederik dont les remparts rouges datent de 1760. C’est ici que fut annoncée l’émancipation des esclaves en 1848. Sur Prince Steet, St Paul, l’anglicane de 1812 et St Patrick, la catholique de 1840 sont les deux principales églises. Le soir, les plus aventureux partiront à la recherche de bars où l’on donne de la musique live et où fusionnent toutes les musiques de la caraïbe : reggae, merengue, salsa, soca, quelbe, calypso ou bachata…

Non loin de Frederiksted, il existe plusieurs buts d’excursion : le George Village Botanical Garden (127 Estate Street, Kingshill) est l’occasion d’admirer de près la flore locale dans le cadre captivant des ruines d’une vieille demeure. La Cruzan Rum Factory sera l’occasion de déguster un produit local, avec modération. L’Estate Whim Plantation Museum et le Karl and Marie Lawaetz Museum sont deux musées consacrés à la vie des plantations et des fermes à l’époque danoise. Sous aucun prétexte, on ne manquera deux attractions vraiment locales. Au Mount Pellier Domino Club (Route 76 ou Mahogany Road), vous donnerez à boire de la bière sans alcool aux cochons surentraînés : ils se chargent de vous rendre la canette ! Le tout donnant une ambiance d’enfer pour jouer ensuite aux dominos… Mais tous les cochons n’ont pas la même chance. La preuve, montez un dimanche au Mount Victory Camp, un camping très nature et charmant où l’on fait rôtir ce charmant animal dans un barbecue géant, prétexte pour goûter à la convivialité locale, sur fond de danse et de musique.
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