Hotels aux USA
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Du simple camping au palace de luxe en passant par le motel, « personnage » de tant de films cultes, on peut s’amuser à panacher tous les types d’hébergement aux Etats-Unis.

Le parc hôtelier américain est extrêmement varié : chaînes hôtelières emblématiques de toutes gammes, palaces historiques côtoyant l’auberge de campagne familiale ou le « resort » archi bling bling fréquenté par la jetset, hôtels thématiques, etc… Cependant, il est assez difficile de s’y retrouver car il n’existe aucune norme officielle ou label administratif. L’un des meilleurs repères est le niveau accordé par le AAA (the American Automobile Association, Inc.), la fédération des clubs automobiles américains. D’une manière générale, l’hôtellerie américaine privilégie d’abord l’efficacité fonctionnelle avant de penser au service personnalisé.

Il y en a donc pour tous les goûts et pour tous les prix (qui sont en général donnés hors taxes sur place). A propos de prix, la norme est encore plus floue. Un simple motel de station touristique n’hésitera pas à quadrupler son prix en saison tandis qu’un grand hôtel de chaîne urbain pourra diviser son prix par deux ou trois en week-end, sa clientèle habituelle d’hommes d’affaires l’ayant déserté.
Haute et basse saisons sont toutes relatives compte tenu de la multitude des événements d’importance variable animant les Etats-Unis mais ayant toujours un impact à la hausse sur les prix. Par exemple, le Boat Show de Miami, Mardi-Gras à la Nouvelle Orléans, le Marathon de New York, les salons professionnels ou les matchs de boxe à Las Vegas, les Cheyenne Frontier Days ou le Sturgis Rally remplissent les villes ou régions des mois à l’avance.

Ceci est également valable pour les autres types d’hébergement listés ci-dessous :
- Généralités pratiques
- Appartements ou villas
- Auberges de jeunesse
- Campings
- Chez l’habitant / Bed & Breakfast
- Hôtels et motels
- Hôtels boutiques, hôtels de charme, hôtels historiques, etc.
- Parcs nationaux
- Ranchs


GENERALITES PRATIQUES

Le petit déjeuner n’est en règle générale pas inclus dans le prix. Néanmoins, les hôtels sont de plus en plus nombreux à offrir un petit-déjeuner pour attirer le client. Cela va d’une simple cafetière et de pâtisseries en libre service dans le lobby, au buffet complet avec boissons chaudes, jus de fruits, céréales, voire gaufres, crêpes et même omelettes.

En cas d’arrivée tardive (après 17/18h), il est préférable de téléphoner pour prévenir l’hôtel et garantir votre chambre même si vous l’avez réservée il y a belle lurette. Chaque hôtel détermine ses horaires d’arrivée ou de départ. Respectez-les car une nuit supplémentaire pourra vous être facturée. Eventuellement, négociez un départ plus tardif.

Les employés de la réception ne sont pas toujours rompus aux subtilités des réservations internationales. Stagiaires, personnels non formés, saisonniers peuvent avoir des difficultés à identifier votre réservation (orthographe, réservation sous un autre nom, voire au prénom), armez-vous de patience et surtout ayez toujours avec vous le numéro de confirmation de votre réservation (ou une copie).

Votre carte de crédit vous sera demandée à votre arrivée lors du « check in » pour le règlement des extras («incidentals») tels que restauration, minibar, téléphone, etc., même si vous préférez les régler en liquide. Ne quittez jamais l’hôtel sans avoir récupéré l’empreinte de votre carte et vérifié le montant débité. On n’est jamais trop prudent…

Le parc hôtelier US est de plus en plus non-fumeur. Très peu de chambres sont réservées aux fumeurs dans les hôtels où il est encore parfois possible de fumer dans quelques parties communes. Vous êtes passible d’une amende si vous fumez dans un hôtel ou dans une chambre non fumeur. Les hôtels de parcs nationaux, hôtels historiques et B&B sont systématiquement non fumeurs.
Le parking de l’hôtel est à régler sur place. Les gros véhicules de type tout terrain ou minivan peuvent faire l’objet d’une surcharge. Le prix est très élevé dans les grandes villes comme par exemple New York, Boston, San Francisco, des villes où l’on peut heureusement se dispenser de la voiture. Les taxes de séjour applicables dans certaines villes et les « resort fees » appliqués par certains hôtels pour couvrir parking, accès internet, presse, matériel de plage, etc. ne sont jamais incluses dans les prix. Elles seront aussi à régler sur place.


APPARTEMENTS OU VILLAS

On trouve dans la plupart des grandes villes la possibilité de louer un appartement (ou une villa dans les régions touristiques) soit en formule appart-hôtel avec des services et des équipements comparables à ceux d’un hôtel (salle de fitness par exemple), ou auprès de particuliers. Cette formule convient surtout aux séjours prolongés, aux familles nombreuses et avant tout, à ceux qui ont envie de s’immerger dans « l’american way of life » (il faudra faire quelques courses…). Ces remarques valent aussi pour les locations de villas (Nouvelle Angleterre, côte atlantique, Floride, Californie, stations de ski, etc.) la plupart du temps parfaitement équipées « à l’américaine ». Il s’agit de propriétés privées, dont l’équipement et la décoration peuvent énormément varier et différer de vos propres goûts.
On peut aussi, de préférence pour un séjour prolongé, penser à un échange de maison ou d'appartement. Si l’on est prêt à jouer les « échangistes », c’est une formule sympa et qui peut s’avérer économique, surtout si l’on préfère séjourner au même endroit plutôt que d’adopter un schéma itinérant. Il faut bien sûr que les dates et la taille du logement coïncident avec ses propres desiderata.


AUBERGES DE JEUNESSE

Grâce au tube de Village People, YMCA est universellement connu. Pourtant, les auberges de jeunesse (youth hostels), sont moins répandues qu’en Europe. Elles attirent les jeunes, les routards et les fauchés. Un peu moins chères qu’un motel bas de gamme, elles présentent l’avantage d’une certaine convivialité à ceux qui ont envie de se plonger dans une ambiance “jeune” avec un certain niveau de confort et de propreté. Mais leur desserte n’est pas toujours aisée et leur emplacement pas toujours pratique pour visiter les villes.
Il existe aussi des Summer camps avec activités thématiques organisées pour les enfants et les adolescents.


CAMPINGS

Il s'agit de la meilleure solution pour profiter des beautés de la nature tout en ne dépensant pas une fortune. Si le camping sauvage reste en général interdit, les terrains de camping sont nombreux, permettent de rester souvent proche de la nature à la périphérie des villes, et de faire des rencontres. Leurs tarifs intéressent aussi les petits budgets et les loueurs de motor-homes.
Les campings des parcs nationaux (ou des parcs d’état) ne sont pas tous réservables à l’avance et les premiers arrivés sont les premiers servis. La confiance règne : ils ne sont pas toujours gardés, on y dépose son règlement en cash dans une enveloppe, à glisser dans une boite à lettres... Toutefois, il peut y avoir des contrôles.
A noter que l’on trouve des hôtels offrant un hébergement en yourte ou en tipi.


CHEZ L'HABITANT / BED & BREAKFAST


Il existe quasiment partout la possibilité de se loger dans des Bed & Breakfast car il existe de nombreuses associations régionales. Approcher de plus près les américains tout en profitant d’un hébergement souvent atypique en goûtant au charme d’une demeure ancienne est une expérience à ne pas manquer. Evidemment, ça n’est pas plus économique que l’hôtel… Mais encore une fois, vous ne ferez pas le voyage de tout le monde, vous profiterez d’un cadre unique, parfois raffiné ou bucolique et d’un petit déjeuner souvent pantagruélique. Un plaisir à savourer de préférence à deux, les enfants n'étant pas toujours acceptés. On peut trouver quelques possibilités d’hébergement auprès de certaines tribus indiennes (Navajos, Nez-Percés) souvent combiné avec des activités locales.


HOTELS ET MOTELS

Confort, situation, standing, charme ou histoire éventuels, rénovation ou développement récents, répartition dans la ou les chambres, vont orienter votre choix et déterminer le prix. La typologie des chambres proposées est un autre critère capital. Un même hôtel peut offrir de nombreuses catégories de chambre. Un hôtel de luxe peut proposer des chambres standards et vice versa… Les standards étant différents des pays européens, l’hôtellerie américaine possède tout un vocabulaire d’appellations qui lui est propre (single, double, twin, triple, quadruple…), qui correspondent d’abord au nombre de personnes occupant la chambre, puis aux critères de confort (taille, conception en suite, vue sur jardin et/ou piscine, mer, golf, équipements spéciaux tels que les kitchenettes, etc.).

Pour des raisons d’abord économiques, la majorité des chambres comporte deux lits. Elles sont vendues pour une occupation maximale de quatre personnes. Au final, une chambre individuelle sera donc aussi une quadruple. On ne trouve quasiment jamais de « vraie » chambre triple ou quadruple avec trois ou quatre lits individuels. Pour un enfant, l’hôtelier peut vendre un lit supplémentaire pliant amovible (roll-a-way bed) faisant l’objet d’un supplément à régler sur place s’il n’a pas été réglé avant le départ. Vu leur rareté, nous vous conseillons d’arriver très tôt à l’hôtel, même en cas de réservation préalable de ce service.

De nombreux hôtels, indépendants ou gérés et franchisés par des grandes chaînes (Best Western, Ramada Inn, Comfort Inn, Holiday Inn, Value Inn, Motel 6, Super 8, etc.), sont de type motel, une conception typiquement américaine permettant d’avoir sa voiture quasiment au pied de son lit avec, à l’origine, un accès direct du parking à la chambre. Motel est en effet la contraction de motor et hôtel…Rarement construits sur plus de deux niveaux, faciles d’accès, proches des axes de circulation, offrant un parking la plupart du temps gratuit tout près de la chambre, une piscine (parfois symbolique), ils peuvent, quelle que soit leur catégorie, déconcerter le voyageur novice par leur anonymat et un environnement quelconque, voire bruyant (portes qui claquent et moteurs qui démarrent le matin…). Mais les meilleurs ont un niveau d’équipement largement supérieur à ce que l’on peut trouver depuis quelques années à la périphérie des villes françaises. Nombreux sont ceux qui offrent le petit déjeuner (voir plus haut). Ce sont eux qui collent au plus près de l’image que l’on a de la route américaine.


HOTELS BOUTIQUES, DE CHARME, HISTORIQUES OU INCLASSABLES

On trouve donc de tout aux Etats-Unis. Dans certains endroits, cela vaut vraiment le coup de dépenser un peu plus pour s’offrir l’hébergement collant le mieux à l’ambiance locale. Le boutique-hôtel, généralement urbain, est devenu un peu une tarte à la crème mise à toutes les sauces, mais il en existe de superbes, sauvegardant l’idée d’origine (mignons, intimes, chic ou « atmosphériques », meublés d’origine) particulièrement à San Francisco, Boston ou la Nouvelle Orleans. Pour rompre avec la monotonie des hôtels de chaîne, on peut sélectionner de nombreux hôtels historiques parfois inscrits au patrimoine dans toutes les régions U.S. (même dans l’Ouest, contrairement à une idée reçue) soit en raison de leur architecture ou de leur histoire, soit pour les deux raisons. Mais attention aux surprises ! Par exemple, dans les habitations des plantations sudistes, le logement pourra s’effectuer dans une annexe n’ayant rien à voir avec la demeure historique d’origine. Les hébergements thématiques ou « de charme », les B&B, les ranchs ou lodges des parcs nationaux (voir plus loin) sont, par nature, inclassables, et leur prix parfois élevé n’est pas toujours une garantie de confort ou de service. Il existe aussi d’importantes disparités d’une chambre à l’autre (grandeur, vue, etc.) dans le même établissement.


PARCS NATIONAUX

Les hôtels et lodges des parcs nationaux remontent souvent à la haute époque héroïque du développement du tourisme au début du XXe siècle. Il existe une grande diversité d’hébergement. Les plus anciens sont souvent classés monuments historiques, bénéficient d’une restauration haut de gamme pour les plus prestigieux, et jouissent d’un cadre magnifique, tout ceci justifiant parfois un prix élevé. D’une manière générale, leur conception peut parfois dater, leur équipement être inégal, leur confort rudimentaire, que l’on occupe une chambre toute simple (sans téléphone ni téléviseur), un petit bungalow spartiate, ou un ancien casernement militaire d’origine (avec quelques fois salle de bains ou toilettes à partager). En dehors des grands restaurants déjà cités, on ne trouve parfois qu’une cafétéria en self service rappelant les cantines. Cette rusticité revendiquée est un inconvénient mineur si l’on souhaite séjourner au cœur des parcs. Ils sont d’ailleurs complets des mois à l’avance.


RANCHS

Pour ceux qui veulent vraiment se jouer leur western, que l’on soit bon cavalier ou non, rien ne vaut un séjour en ranch. Même si l'on peut en trouver presque partout aux Etats-Unis et même à Hawaï, c’est d’abord au pays du cow-boy, à l’ouest du Mississippi, que l’on va chercher à revivre les émotions de son enfance dans le cadre majestueux et spectaculaire de la Conquête de l’Ouest.

La plupart du temps, les séjours en ranch sont vendus en pension complète, et leurs tarifs incluent la quasi totalité des activités. Reste à choisir le « bon » ranch : « Dude » ou guest ranch, working ranch, resort de style western déguisé en ranch où l’on pratique des randonnées équestres, autant d’appellations qui nécessitent quelques explications, d’autant que chaque établissement est unique. Avant tout, il faut aimer la vie au grand air, la simplicité, et comprendre l’anglais car il est très rare que l’on parle français dans un ranch. L’acceptation des enfants, la facilité d’accès et le minimum de séjour seront aussi des facteurs de choix. Pour véritablement profiter de l’expérience, trois nuits sur place sont indispensables mais de nombreux ranchs demandent une semaine avec une arrivée sur un jour déterminé.

Si vous avez une expérience équestre confirmée, vous préférerez vous frotter à la réalité d’un « working ranch ». Dans ces véritables fermes d’élevage, le « boss » accueille quelques invités peu nombreux qui pourront accompagner la vie quotidienne en mettant volontairement la main à la pâte. Comme le cow-boy local, on pourra être amené à engranger du foin, réparer une clôture, rechercher une vache égarée, etc. Des activités variées mais inopinées, improvisées, parfois peu « glamour » et sans programme véritablement planifié, d’où la nécessité d’un état d’esprit ouvert. On passe en général beaucoup de temps à cheval d’où la nécessité d’être en forme et déjà à l’aise sur une monture sachant que vous n’aurez pas de cours… L’hébergement est parfois assez rudimentaire (salle de bains à partager, salle commune, parfois lits superposés) ou avec une décoration sans chichis. On y déguste la cuisine de la maîtresse de maison avec l’équipe ou le propriétaire en table d’hôte.

Un « guest ranch » en revanche est conçu pour recevoir des clients « consommateurs », venus de la ville pour se prendre pour des cow-boys pendant quelques jours de vacances d’où le sobriquet de « dude ». En terme de qualité, de service, voire de luxe, il n’y a quasiment pas de limite puisqu’il existe même des ranchs adhérents à la prestigieuse chaîne Relais & Châteaux, de quoi choyer les cow-boys et cow-girls soucieux de leur confort et bien-être… L’hébergement, même s’il est typé, sera de taille variable et conçu selon des standards hôteliers plus classiques. Des efforts particuliers ont été entrepris pour donner l’impression que l’on entre de plein pied dans un western, que ce soit au travers de l’accueil, de la décoration ou des activités. La restauration peut varier énormément elle-aussi d’un établissement à un autre.
En dehors des sorties à cheval quasi quotidiennes de durée variable selon le niveau et l’envie des visiteurs accompagnés par des « wranglers », de nombreuses autres activités peuvent être proposées selon un planning hebdomadaire, le niveau d’équipement et le personnel. Pêche à la mouche, piscine, bain à remous voire spa et soins divers parfois très élaborés, VTT, randonnées pédestres, pique-niques, barbecues ou « cook-out », veillées nocturnes avec animation musicale et chansons traditionnelles, conférences sur l’histoire ou la vie locale, visite de trappeurs ou d’indiens, excursions, rafting, canotage, tir, leçons de monte, rodéo, observation de la flore et de la faune, activités pour les enfants en sont quelques exemples.

 
 
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